Lettre au Directeur de RTM des PO

Monsieur Roland CLAUDET
Directeur de RTM (ONF) des PO
8, place des Variétés
66000 Perpignan

Reynès, le 08 février 2012

Objet :         S’appuyer sur des éléments de référence réels et non des contre-vérités (projet de PPRN de Reynès)
                      Lettre R-AR et Emails                                                                           Arrêté préfectoral des PO n°2011032-0009

Monsieur le Directeur,

Lors de votre intervention du mercredi 1er février à 18h, à la salle des Echoppes de Reynès, devant plus de 120 habitants, propriétaires de Reynès, vous avez souligné et maintenu différents points, éléments de référence de l’inondation du Tech sur la Forge («aïgat de 40»). Or, vous maintenez des approximations et contre-vérités flagrantes telles que :
L’entrée de l’eau ; vous l’avez située au nos 17-19, route d’Amélie, parcelles nos 552-38-636-40, lorsque, lors de notre (réunion du 11 avril 2011) dans vos bureaux, vous avez situé cette entrée d’eau plus haut au no 25 route d’Amélie parcelles
nos 42-478-479. Encore faudrait-il que vous démontriez que l’eau est réellement entrée sur la route lors de « l’aïgat de 40 »!
La hauteur d’eau sur la route ; ré-estimée à 0,30 m, lorsque vous nous parliez de 1 m (réunion du 11 avril 2011). Vous justifiez ces 0,30 m, maintenant, par le témoignage de Mme Bordet. Ce qui est inexact, car dans sa lettre du 6 avril elle écrivait avoir «pataugé dans de l’eau». Ces 0,30 m évoqués ne correspondent en aucun cas à une hauteur d’eau sur la route. Mais surtout, comme vous le savez, tous les témoignages, de type enquête sociologique, pour être crédibles, doivent être croisés !
La provenance de cette eau ; l’eau sur la route (s’il y en avait !), vous l’attribuez au débordement du Tech. Ce qui est totalement hypothétique et reste à prouver !
Le dénivelé, entre les soubassements de la maison dite « Roget » (angle aval emporté par le courant, parcelles nos 659-40) et la route nationale, est, d’après vous, insignifiant, alors qu’il est de 5 m. En outre, vous avez fait faire des relevés de mesures des profils sur lequel vous pouvez contrôler le chiffre exact du dénivelé (il s’agit des layons nos 6 et 7).
Les traces des alluvions du passage de l’eau du Tech sur les photos aériennes de 1942. Vous avez affirmé que, sur des zones, l’eau était passée et la végétation avait repoussé; ce qui est absolument gratuit! Au contraire, sans épiloguer, ces photos sont extrêmement démonstratives de la réalité des alluvions laissées par le passage de l’eau.
Le niveau du lit du Tech que vous reconnaissez au plus bas (moins 3-4 m p/r à 1940, même niveau que 1922). Vous affirmez que lors du pic de crue le lit se remblaie. Tous les hydrologues savent que les niveaux des lits restent bas lors des crues, tandis que les remblais ne se déposent et ne « se sédimentent » que lors des décrues.
Le débit de 3 500 m3/s avec une vitesse de 5,60 m/s est votre référence. Ces 3 500 m3/s restent toujours plus qu’incertains sur la Forge, car vos sources doivent être les mêmes que celles fournies par nos experts. En prenant même ces bases surestimées avec les sections fournies par le cabinet Hydro-Géosphère, nous aimerions savoir comment l’eau du Tech «a réussi à monter et entrer» sur la route, d’abord à la 1ère entrée, puis ce 1er février à la 2ème entrée.

Ces approximations et même contre-vérités sous une pseudo-expertise montrent la fragilité du projet de zonages du PPRN sur la Forge de Reynès et sur Reynès où 80% des parcelles (adhérents de CANVIEM) sont classées rouges dès qu’il y a de la topologie, sans tenir compte de la géologie. A cela, votre réponse est: «faites des carottages, nous en tiendrons compte!». Ce qui confirme que RTM s’est affranchi de toute analyse documentée et sérieuse de la réalité du terrain.

Nous vous laissons le soin de mettre fin à de tels égarements car, en hydro-géomorphologie, la cohérence est consubs-tantielle à tout modèle explicite d’écoulement de référence. Dans l’attente d’une prise en compte réelle des faits et du terrain, veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de notre considération distinguée.