Lettre au Directeur RTM

Monsieur Roland CLAUDET
Directeur RTM des Pyrénées Orientales
RTM Immeuble KEOPS Bât B
8, place des Variétés
66000 PERPIGNAN

Reynès, le 12 avril 2011

Objet :Enquête publique PPRN prévisionnel sur la commune de Reynès
Arrêté préfectoral des Pyrénées Orientales n°2011032-0009

Monsieur,

Vous nous avez reçu ce lundi 11 avril 2011 pour évoquer le PPRN prévisionnel de la commune de Reynès où vous nous avez présenté les approches de RTM sur un certain nombre de critères scientifiques et qualitatifs centrés sur l'aléa de 1940 : « l'aiguat de 40 ».
Au plus fort de la précipitation, le soir du 17 octobre 1940, vers minuit, lorsque le pilier central du pont de chemin de fer a cédé, les jeunes sont redescendus, ils ont pataugé certes dans leau, mais c'était l'eau de ruissellement qui court le long de la route, comme cela arrive par gros orage. Vous nous avez dit « si l'eau « rentre » par la parcelle N° avec une probabilité et plutôt une improbabilité » qui jusqu'à présent ne s'est jamais réalisée, même en 1940. C'est pourquoi, nous avons apporté à votre connaissance et vous rappelons des éléments dont les techniciens de RTM ne pouvaient pas être informés car particulièrement peu diffusée et la plupart transmis par la mémoire des anciens :
• la surélévation de la route nationale 115 par rapport à 1940 est anormalement haute (+ 60 à 70 cm), car depuis « l'aiguat de 40 », sous la route, les canalisations d'approvisionnement d'eau ont été posées avec beaucoup de remblai pour créer une pente. De ce fait, le petit pont du chemin de fer, qui traverse la route, a même été surélevé pour permettre le passage des poids lourds. La dénivellation des garages de messieurs Jean MAS et Jeannot FONS par rapport à la route en est la preuve (voir photos). En outre, si l'eau, ce qui apparaît improbable comme vous l'affirmez, « rentrait » par la parcelle N° , la route surélevée créerait un arrêt.
• le tunnel du chenal sous la voie, au fond des «terrains dit enclavés», laissait longtemps présager d'une non évacuation de cette eau car la sortie avait été obstruée par des blocs en pierre. Mais l'eau s'est toujours écoulée facilement. Toutefois, le tunnel du chenal de 1,50m de haut et 0,50m de large reste encore un peu envasé. Les propriétaires s'engagent à approfondir l'amont et la commune prendra en charge l'évacuation de la vase.
• le lit du Tech qui est descendu en moyenne de 1 à 2 mètres à cause des gravières a été raboté au maximum dans notre zone. Le gravier a été emporté par les courants sur plus de 2 mètres de hauteur car le soubassement du pilier central du pont du chemin de fer qui ne se voyait pas présente une hauteur dégagée de plus de 2 mètres. Après la crue de 1940 et la réfection du pilier central, les jeunes de La Forge se baignaient et montaient sur le léger rebord qui était au niveau du gravier (voir photos).

Aussi, vous serait-il possible, Monsieur, en fonction de ces nouveaux éléments, de réaliser un complément de relevés topographiques « plus fins » en proposant cette éventualité au fond Barnier ? La commune inscrirait ces engagements en cohérence dans son plan communal de sauvegarde.

Comptant sur une réponse, je vous prie de croire, Monsieur le Directeur, à l'assurance de nos meilleures intentions.