Le SIVU du Tech

Le SIVU du Tech (Syndicat Intercommunal de Gestion et d'Aménagement du Tech) rencontré le 28 juin 2011 pour CANVIEM par MM JF DUNYACH, JP MARQUES, J MAS et Roger VILLALONGUE à permis de consulter des études hydrauliques et des photos aériennes de 1942 pour mieux comprendre les données de « l'aïguat de 40 », plus forte crue connue et aléa de référence du PPRN de Reynès.

Les études et chiffres d'archives nous ont permis de faire apparaître de grosses incohérences aussi bien dans les débits que dans les hauteurs (cotes).
Nous allons évoquer les chiffres mis en avant par le géographe M. PARDE, bases du PPRN de 2010 de Reynès. Cela, aussi bien de manière historique (diachronique) que tout le long de la vallée du Tech.

En 1940, M. PARDE dans son article de l'époque dit « On m'a cité divers chiffres que je ne puis admettre. Mais des évaluations sommaires me font juger très probable, à Amélie-les-Bains, un maximum de l'ordre de 3 000 à 3 500 m3/s». Les études GINGER sur les transports solides du Tech (entre Arles et Palalda) retiennent 2 800 m3/s au niveau de Palada. Que faut-il retenir ? M. PARDE évoque aussi des cotes (hauteur d'eau) en 40 de manière éparses avec « sur le Tech à l'entrée d'Amélie (16m.75 entre Palada et Céret), à cause d'un resserrement. »

Simplement vérifions ces 16,50m qui doivent être au niveau de Can Cantayre. En 1940, la Compagnie du Midi exploitant de la ligne portait un chiffre de 12-13m (tirant d'air). Ce qui voudrait dire, qu'au pic de crue le 17 octobre 1940 vers 23h (avec la vague lors de l'éventration de l'usine de la Llau), l'eau serait passée au dessus du haut du tablier du pont (nous avons validé cela par des mesures et données). De ce fait, une multitude de branchages se seraient accroché entre les poutrelles. Toutes les photos d'époque ne font pas apparaître la moindre branche.

En conclusion, ces 16,50m sont fantaisistes. Ces données croisées avec des observations montrent la fragilité sur laquelle repose le PPRN de Reynès.