Réunion du 7 avril 2011

La réunion s'est tenue ce jeudi 7 avril à 18h dans la salle de la Mairie des échoppes du Pont de Reynès, à l'initiative de messieurs Jean-François Dunyach, Luc Fons, Jean Pierre Marquès, Jean Mas et Jean Pi.
C'est JF Dunyach qui débute en se présentant comme propriétaire de maisons familiales à La Forge de Reynès et après avoir remercié Messieurs Alain Farriol, maire de Reynès, Roger Villalongue, ancien maire de Reynès sous deux mandatures et Gérard Barboteux, président de l'association contre le PPRI d'Amélie, il précise le contenu de la réunion, à savoir informer d'abord sans polémiquer car la plupart des gens n'étaient pas au courant du nouveau zonage. Pour cela, il donne d'abord la parole à M. le Maire, qui dit avoir pris contact avec RTM et a un RdV lundi après-midi car vendredi 8 avril, toutes les revendications doivent être faites. Toutefois, M. Fréddy Nolot, Commissaire Enquêteur, accepte de recevoir des revendications 3 ou 4 jours après ce RdV. .
M. Roger Villalongue, ensuite, ancien Maire de Reynès sous deux mandatures, « connu de tous » présenté comme « la voix de l'expérience et de la sagesse » dénonce la nouvelle réglementation imposée par l'Etat qui est trop exigeante. Depuis « l'aiguat de 40», l'évolution des moyens pour prévoir les précipitations (alertes météo) et conjuguer le moindre risque humain (pompiers) ont décuplé. En outre, les travaux conséquents réalisés depuis les années 60 aux coûts exorbitants (gabions, plantations) doivent être pris en compte pour diminuer le risque. En outre, les débits annoncés de 1500 à 3000 m3/s équivalents à la Durance en crue posent question. Autant d'éléments qui, à ce jour, devraient diminuer les zones à risques, mais c'est le contraire qui nous est repris dans l'argumentation de RTM. M. Roger Villalongue trouve les fonctionnaires de RTM d'une prudence exagérée, d'autant plus que les sommes collectées par l'impôt (ligne risques naturels) et les assurances (ligne sinistre habitation) sont très largement créditeurs. Enfin, Le Tech, depuis que l'Homme existe, est source de richesse et un atout ; le déclasser arbitrairement est une aberration.
M. Gérard Barboteux, président de l'association d'Amélie les Bains, prend la parole pour faire part de son expérience. Il explique alors les différentes étapes par lesquelles ils sont passé par là nous qui sommes au début de la démarche contre le PPRI. D'abord au niveau de l'enquête publique, l'extension de la zone rouge est abusive. Le zonage est finalisé et officialisé par le préfet, derrière lequel se trouve RTM. M. Roland Claudet directeur de RTM est très difficile à convaincre malgré les arguments dignes de foi qu'il a pu lui soumettre comme le reboisement, les digues, les ouvrages d'art, Selon lui les « dès sont pipés » pour des raisons politiques. Nous ne pouvons aboutir sur Reynès qu''en créant une association de concert avec la Mairie et un avocat pour adresser notre requête en justice (tribunal administratif). En France, il n'existe que deux cabinets d'avocats qui ont cette compétence. L'association doit constituer un dossier et établir des preuves qu'il ne peut y avoir d'inondation en dénonçant la modélisation informatique de 1968, 2005 et mars 2011 qui décrète un débit de 3500 m3/s, sans q'uil soit réellement mesuré, ce qui entraîne un zonage faux sur lequel il faut plaider. Pourtant, même en s'inscrivant dans la remise en cause de la modélisation le résultat est hasardeux. En France sur 122 plaintes du PPRI au tribunal administratif seulement 23 ont été prises en considération.
M. Jean PI évoque le manque de publicité faite sur la mise en place de l'enquête publique du PPRI prévisionnel avec son nouveau zonage. Sur plus de 80 personnes présentes, 6 seulement en avaient eu connaissance. De fait, l'ensemble des présents à cette assemblée de ce jour a peu de temps pour se retourner avant le lendemain vendredi 8 avril date butoir. Lui aussi parle d'une instruction à charge qui exagère, mélangeant même les zones ou ment sur les faits (comme maisons inondées au lieu de caves inondées). Il ajoute aussi la perte de la valeur, d'une part, immobilière de -30 à -40% sur les maisons et le passage des terrains à non constructibles mais achetés au départ comme constructibles, et aussi, les assurances qui vont à la fois augmenter et ne rembourseront que la valeur vénale (voir règlements des zones rouges et bleues).
M. Le Maire réagit en disant avoir parlé de ces éléments le 20 octobre 2010 en conseil municipal et par affichage. Il n'a pas pu porter les plans car la préfecture le lui a interdit, craignant des dérives.
M. Roger Villalongue, ancien maire, ajoute que, pour défendre nos intérêts, nous avons besoins de compétences solides et de travailler tous ensemble dans le même sens.
M. Pujol dans la salle rappelle que le PPRN inclut aussi les glissements de terrain. D'autres personnes effondrées par ces nouvelles, demandent la création d'une association, mais les avis divergent quant à son objectif car les objets de classement sont nombreux (risque torrentiel, glissement de terrain, chute de pierres, ravinement...).
M. Le Maire déclare ne pas avoir de pouvoir pour prolonger l'enquête mais au téléphone, donc oralement, le commissaire enquêteur dit pouvoir recevoir les doléances pendant encore une semaine.
Mais M. Coste qui connait la procédure déclare que les doléances reçues après le 8 avril, ne valent rien. Il ne reste plus que la journée du 8 avril de 14h à 17h date de clôture pour inonder de doléances le Commissaire Enquêteur et porter dès 8h à la mairie ses lettres de contestations. M. Gérard Barboteux confirme qu'une association collective est prise plus en considération quand elle regroupe un grand nombre de signatures avec des arguments solides confirmés par des spécialistes qui contredisent la nouvelle modélisation.
M. Jean MAS donne des arguments concrets, vécus dénonçant les bases et les erreurs du nouveau zonage.